


Commune
d'Indre-et-Loire, au confluent de la Veude et du Mable; 882 habitants
[1999] (Campinois).
Elle conserve plusieurs maisons du XVIe siècle et un château,
dont la chapelle est un chef-d'uvre de la Renaissance.
Le
château
Au
XIe siècle, le comte d'Anjou fonda une forteresse à
Champigny-sur-Veude. Le château, où séjourna
Charles VII en 1429, fut rebâti au XVIe siècle par
Louis Ier de Bourbon et par son fils Louis II, duc de Montpensier.
Les travaux d'embellissement se poursuivirent jusqu'au début
du XVIIe siècle. En 1625, Marie de Bourbon, duchesse de
Montpensier, épousa Gaston d'Orléans, frère
du roi. En 1635, jaloux de cette résidence dont la splendeur
égalait celle de son propre château à Richelieu,
le cardinal fit démolir l'édifice, en épargnant
toutefois les communs et la Sainte-Chapelle. Finalement, la Grande
Mademoiselle dut attendre 1656 pour retrouver la propriété
de ses ancêtres. En 1791, les communs furent réaménagés
et la chapelle restaurée.
L'édifice
actuel, aux angles extérieurs flanqués de grosses
tours à dôme et lanternon, a été installé
dans les anciens bâtiments de service par la Grande Mademoiselle.
La
Sainte-Chapelle
Bâtie
entre 1508 et 1543, la Sainte-Chapelle est un chef-d'uvre
de la Renaissance. L'ensemble se rattache à l'école
française de la Loire, tandis que le porche, construit
en dernier, porte le cachet très prononcé de l'école
italienne. Elle échappa à la destruction imposée
par le cardinal Richelieu, grâce à l'intervention
du pape Urbain VIII.
L'édifice à nef unique se compose de trois travées,
d'un chur, d'une abside à pans coupés couverts
de voûtes d'ogives et de deux chapelles latérales.
La Sainte-Chapelle est célèbre pour ses vitraux
du XIe siècle, qui garnissent onze fenêtres. Ils
ont été offerts par le cardinal de Givry à
sa nièce Jacquette de Longwy, qui épousa Louis II
de Bourbon en 1538. On ignore le nom du maître verrier.